Paris : safari Street Art au Parc zoologique avec les créatures hybrides d’Ardif

Ces derniers temps, de merveilleuses créatures ont rejoint le Parc zoologique de Paris. À l’occasion du Rendez-vous sauvage d’automne et de sa thématique « En quête d’espèces fascinantes », l’établissement du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) a invité Ardif à installer plusieurs de ses œuvres sur le parcours. Ainsi, depuis le 23 octobre, girafes, lions, loups et chauves-souris côtoient les animaux mécaniques du Street Artiste dans un jeu de piste qui mêle nature, art et imaginaire.

Une première carte blanche donnée à un Street Artiste

Pour cette première collaboration avec un Street Artiste au Parc zoologique de Paris, les choses semblent s’être déroulées assez naturellement. Après avoir découvert les collages d’Ardif sur les murs du XIIIe arrondissement pendant le confinement, Pierre-Michel Forget, professeur d’écologie tropicale au MNHN, va à la rencontre de l’artiste lors de l’exposition « Ardif. Promenons-nous dans les bois » au Cabinet d’amateur (Paris, XIe arrondissement) et lui demande de venir au Parc zoologique réaliser une carte blanche inédite. « J’ai grandi à Vincennes. Cette commande est pour moi un aboutissement, une récompense, explique l’artiste lors de sa conférence le 30 octobre dernier au Parc. Découvrir des espèces, pouvoir dessiner des animaux que je n’avais jamais représentés auparavant m’a donné de nouvelles envies de dessin. »

Ardif devant son Grand koudou au Parc zoologique de Paris. ©Agathe Hakoun

Après un an d’échanges, de repérages, préparations, dessins, collages et peintures, 17 Mechanimals ont rejoint le Zoo de Vincennes pour créer un véritable safari version Street Art. Espèces microscopiques, monumentales, disparues, imaginaires, fantastiques… Le bestiaire d’Ardif se compose ici de lion, girafe, pingouin, chauve-souris, araignée, lémurien mais aussi de tardigrade ou encore d’un dragon bleu inspiré des légendes japonaises. Au pelage, plumage ou autre carapace de chaque créature se mêle des rouages et mécaniques Steam Punk, qui rappellent les dessins d’architecture du XIXe siècle, marque de fabrique de l’artiste (à la formation d’architecte) depuis ses débuts dans la rue il y a cinq ans.

Tardigrade d’Ardif au Parc zoologique de Paris. ©Agathe Hakoun

Un safari Street Art prolongé

Si, initialement, l’exposition de ces Mechanimals était prévue uniquement durant les deux semaines des vacances de la Toussaint, ces animaux hors-du-commun resteront finalement visibles jusqu’à ce qu’elles soient dégradées par les intempéries. Ainsi, les visiteurs peuvent poursuivre leur safari dans les allées et recoins du parc, à la recherche de ces superbes créatures hybrides et espérer de prochaines collaborations Street Artesques au sein de l’établissement du Muséum. Du côté d’Ardif, en 2022 l’artiste abandonnera le temps d’un solo show sa faune habituelle pour montrer à la H Gallery (Paris, XIe arrondissement) sa « Mechanatomie » et explorer cette fois-ci la thématique du corps humain.

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