Nuit Blanche 2021 : expositions, installations, concerts… ce qu’il ne faut pas rater ce samedi à Paris

Avis aux noctambules et autres oiseaux de nuit ! L’édition 2021 de l’événement Nuit Blanche propose au fil de quatre parcours une foule d’animations, de spectacles, de performances et d’œuvres à découvrir après le coucher du soleil. Installation lumineuse au Centre Pompidou, performance et vidéo à l’église Saint-Eustache, photographies place des Vosges, lecture poétique et jazz au Musée du Luxembourg… Connaissance des Arts a sélectionné pour vous les inratables de cette soirée, à découvrir au cœur de lieux emblématiques de la capitale ! À noter : si l’accès à tous ces événements se fait gratuitement (munis d’un pass sanitaire pour les manifestations en intérieur), le métro demeure payant cette année et fermera ses portes à 2h.

1. Grande question à Pompidou

Au Centre Pompidou, découvrez l’installation Qu’y a-t-il entre nous ? de l’artiste et écrivain Tim Etchells. Coutumier des installations qui prennent la forme de lettres de néons, il propose ici une œuvre de trois mètres de haut et de 43 mètres de long. Accrochée 20 mètres au-dessus du sol, elle interroge ceux qui la regardent sur « ce qui nous lie et ce qui nous sépare ». Les collections permanentes du musée seront quant à elles accessibles gratuitement jusqu’à minuit.

Quel Lien y a-t-il entre nous ? ©Tim Etchells / Centre Pompidou

2. On recycle place des Vosges

Place des Vosges, l’artiste Vik Muniz transforme les déchets en œuvre d’art grâce à la photographie avec sa série Pictures of Garbage. Cette œuvre « qui ne manque ni d’humour, ni d’intelligence, et révèlent en nous la conscience cachée d’un grand responsable », selon François Quintin (Direction générale de la création artistique au Ministère de la Culture), s’intègre au programme associé Photoclimat, biennale sociale et environnementale de photographie qui organise sa première édition à Paris jusqu’au 17 octobre 2021.

©Vik Muniz, Tree (Traces, 2016)

3. Sous l’océan à Saint-Eustache

Si les musées et centres d’art sont légion pour la Nuit Blanche, certaines églises proposent également une belle programmation. C’est le cas de l’église Saint-Eustache (Ier arrondissement) qui présente pour l’occasion une performance, intitulée Keep It Wild, de l’artiste plasticienne et photographe franco-mexicaine Patricia de Solages, qui développe depuis une dizaine d’années des projets sur l’eau dans la nature. Réalisée en collaboration avec Astrig Siranossian et Baptiste Florian Marle-Ouvrard, l’œuvre cherche à créer un environnement à l’intérieur du lieu de culte qui devient un océan et qui plonge le spectateur dans des chants de baleines, des hologrammes et des projections pour créer une rencontre entre ces géants de la mer et le public.

Intérieur de l’église Saint-Eustache à Paris ©Wikimedia Commons/Diliff

4. Chimères chez Clémenceau

Après les rues du XVIIIe arrondissement, le Musée Gustave Moreau et le château de Malmaison, Codex Urbanus a installé son bestiaire, fait de chimères, de monstres et d’animaux fantastiques, au musée Clémenceau (XVIe arrondissement). Dans sa carte blanche, le Street Artiste intervient sur des objets et des documents anciens ayant appartenu au Tigre mais a également réalisé une fresque inspirée des Nymphéas de Claude Monet, en hommage à l’amitié entre le peintre impressionniste et l’homme politique.

5. Tennis en nocturne à la BnF

À la Bibliothèque nationale de France – François Mitterrand, Laurent Perbos prend ses quartiers et propose une installation intitulée Aire, 2021. Celle-ci figure un terrain de tennis en terre battue… qui serait tombé sur un escalier ! Il s’étend sens dessus-dessous sur la volée de marche. Laissez-vous déséquilibrer.

Laurent Perbos, Aires, 2021 ©studiotropicalist

6. Un kilomètre d’histoire autour du Grand Palais

Pour les nostalgiques du Grand Palais, en attendant la réouverture du monument parisien, la RMN-Grand Palais propose aux noctambules de découvrir l’immense fresque narrative de Nayel Zeaiter, installée sur la palissade du chantier. En forme de bande dessinée, l’œuvre gigantesque raconte la vie de l’édifice, des années 1900 à nos jours. Pour ne manquer aucun détail dans la pénombre, l’institution recommande même aux curieux de se munir de leur propre lampe de poche afin d’explorer au moins près d’un kilomètre d’histoire.

Détail de la fresque : L’Histoire du Grand Palais, Nayel Zeaiter pour la Rmn-Grand Palais. © Simon Lerat pour la Rmn-Grand Palais, 2021 © Nayel Zeaiter, Adagp, Paris, 2021

7. On danse à la Philharmonie

Pour lier érotisme et musique, le Musée de la musique de la Philharmonie propose diverses créations dont la pièce Embrase-moi qui réunit la danseuse Kaori Ito, le danseur Théo Touvet et le pianiste Nathanaël Gouin. Une « investigation troublante de l’expérience amoureuse » qui ne demande qu’à être découverte !

Embrase-moi (pièce), Kaori Ito, Théo Touvet et Nathanaël Gouin ©Gregory Batardon

8. Des mots d’enfants sur les murs

De passage dans le XVIe arrondissement ce samedi soir ? Le Street Artiste et photographe Philippe Echaroux a disposé sept installations éphémères lumineuses sur les murs du quartier, de la mairie au lycée Jean-Baptiste Say, en passant par la place de Costa-Rica. Chaque œuvre représente une phrase d’un enfant d’une école élémentaire de l’arrondissement, rédigée au début de l’année après l’intervention de l’artiste dans les classes pour présenter son projet, dans le but de « projeter de la positivité, indispensable en ce moment et réussir à susciter une réaction, un sourire », explique Philippe Echaroux lors de l’inauguration de la balade artistique. L’occasion de lever la tête pour (re)découvrir du Street Art d’un nouveau genre et faire le plein de messages positifs, sans avoir besoin de porter le masque.

Découvrez dans sept lieux du XVIe arrondissement des projections urbaines de Philippe Echaroux. ©DR

9. Jazz, poèmes et photographie

Vous n’avez pas eu le temps de faire escale au musée du Luxembourg pour découvrir les clichés de la photographe Vivian Maier ? Profitez de la Nuit Blanche pour visiter l’exposition tout en assistant en alternance à une lecture de textes poétiques rédigés par l’écrivaine Céline Walter pour l’événement et à des sets de jazz inspirés par la riche tradition musicale de la Ville de Chicago et faisant écho aux tirages de la nanny reporter, interprétés par le pianiste franco-israélien Yonathan Avishai et le saxophoniste Christophe Panzani.

Vivian Maier, Chicago, sans date, tirage argentique, 2020 © Estate of Vivian Maier, Courtesy of Maloof Collection and Howard Greenberg Gallery, NY

10. Brouillage des sens

Vous avez toujours rêvé déambuler dans une exposition expérience ou dans une sculpture audiovisuelle immersive ? Faites un saut à la Gaité lyrique (IIIe arrondissement) pour explorer la relation entre espace et temps en mobilisant tous vos sens dans l’oeuvre inédite et hypnotique Détour du collectif Visual System, faites de formes géométriques composées de LED et de sons. Pour continuer l’expérience, les visiteurs peuvent également découvrir deux autres œuvres Abîme et Little ou encore plonger dans l’exposition « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière » d’Olivier Ratsi et notamment l’installation Negative Space, une chambre noire embrumée où les corps et les objets disparaissent, brouillant notre regard et notre perception de ce qui nous entoure et jouant avec nos émotions.

11. Sous l’océan (en danger) place de la Bastille

Place de la Bastille, Jérémy Gobé installe la modélisation en tricot d’un corail poétiquement nommé « Cerveau de Neptune », en collaboration avec l’atelier de maille « Emma ». Cette installation fait partie d’un grand programme de sensibilisation visant à faire découvrir ces coraux en danger au grand public, entre art, science, industrie et éducation.

Corail Artefact (détail d’installation), Jérémy Gobé. ©DR

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