Normandie, sneakers, Napoléon : 5 expositions à visiter à Paris ce weekend

Tandis que l’automne s’installe, des nombreuses expositions ouvrent leurs portes dans la capitale et ses alentours. Depuis la préhistoire jusqu’aux sneakers les plus tendances de notre génération, en passant par les représentations de Napoléon, il y en aura pour tous les goûts. L’une d’entre elles propose même une étonnante frise de 90 mètres de long réalisée par David Hockney à l’iPad, tandis qu’une autre dévoile des objets de curiosités venus des quatre coins du monde ! Pour en savoir plus, découvrez vite cette sélection par « Connaissance des Arts ».

1. L’humanité curieuse et voyageuse

Lieu d’excellentes expositions thématiques à vocation éducatives, la Petite Galerie vient rappeler que l’humanité évolua toujours au rythme d’échanges immémoriaux caractérisant, depuis les grandes explorations de la Renaissance, notre monde globalisé. Matériaux minéraux – tel le lapis-lazuli d’Afghanistan – ou bien d’origine animale (tel l’ivoire), espèces végétales ou bien animales, tout dans la nature fut objet d’émerveillement et de transferts au sein des sociétés humaines qui firent de ces biens des usages variés. Évoquant cette histoire, une exposition attractive entre toutes !

« Venus d’ailleurs, matériaux et objets voyageurs », musée du Louvre, Petite Galerie, Paris, jusqu’au 4 juillet 2022.

Coffret © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) – Michèle Bellot

2. Napoléon en petit et en grand

Installée dans un fastueux édifice érigé entre 1771 et 1775 par l’architecte Denis Antoine, la Monnaie de Paris commémore avec éclat et hors des sentiers battus le bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte en explorant à travers tous les arts sa figuration, véhicule majeur d’affirmation de son pouvoir politique avec les symboles – l’aigle par exemple – qui y sont  associés. Plus de quatre cents œuvres et documents sont présentés dans le salon d’honneur et tous les espaces de la Monnaie. Une section concerne l’histoire du Franc Germinal, instauré en avril 1803 en officialisant la réforme monétaire de 1795 fondée sur le système décimal. Durant le Consulat finissant puis sous l’Empire, les monnaies portèrent le profil à la romaine du chef d’État gravé par Pierre-Joseph Tiolier et, au-delà de l’Empire, le Franc Germinal perdura officiellement jusqu’en 1928. De même, la Légion d’honneur, instaurée en 1802, fut conservée après 1815, la Monnaie de Paris assurant toujours la fabrication des insignes. Placée sous la direction de Vivant Denon de 1802 à 1815, l’institution se chargea par ailleurs de la frappe des médailles commémoratives, favorisée par l’attribution, à partir de 1805, d’un Grand Prix de Rome de gravure en médaille. Riche également en informations techniques, cette grande exposition se clôt sur le chapitre vivace de la légende et du souvenir napoléonien.

« Sur les pas de Napoléon Ier. Pour le meilleur et pour l’Empire », Monnaie de Paris, jusqu’au 6 mars 2022.

Montre de poche ornée de l’insigne de la Légion d’honneur, 1ère moitié du XIXe siècle. ©Fondation Napoléon Paris/Patrice Maurin-Berthier

3. L’âge de glace

Sous l’effet du réchauffement climatique, les glaciers libèrent des vestiges piégés durant des siècles, voire des millénaires. Une nouvelle discipline scientifique – l’archéologie glaciaire – récolte et étudie ces vestiges exceptionnellement préservés [par congélation]. À travers une sélection d’environ cent cinquante objets préhistoriques et historiques découverts sur les glaciers alpins, l’exposition illustre les raisons qui ont conduit les hommes à fréquenter ces zones d’altitude.

« Mémoire de glace », musée départemental de préhistoire d’Île-de-France, Nemours, jusqu’au 5 décembre.

Vestiges du squelette et de l’équipement du voyageur dit le « Mercenaire », Glacier du Théodule, Zermatt (VS, Suisse), Début du XVIIe siècle (vers 1600) © Musées cantonaux du Valais, Sion. Photo Michel Martinez

4. Baskets iconiques

Une exposition revient sur l’histoire des sneakers : ses origines liées à l’industrialisation du caoutchouc, l’émergence d’une « culture sneakers », l’explosion du marché, l’omniprésence des baskets dans la mode et le futur de ce produit qui tire sa légitimité du sport et de la performance. Objets de collection, affiches, documents d’archives, interviews et large éventail de baskets iconiques témoignent du succès phénoménal de ce symbole de liberté et marqueur identitaire.

« Sneakers, les baskets entrent au musée », musée de l’Homme, Paris, jusqu’au 25 juillet 2022.

Sneakers Nike sous cloche. ©J.-C. Domenech

5. La Normandie au fil des saisons vue par David Hockney

Arrivé en mars 2019 non loin de Bayeux (Calvados), David Hockney a quitté l’Amérique et ses piscines californiennes pour vivre et travailler « Made in Normandie ». De 2020 à 2021, l’artiste britannique a peint sur son iPad sa propriété de 1650, surnommée « La Grande Cour », et le paysage alentour au fil des saisons. De son jardin enneigé aux feuilles orangées de l’automne, en passant par les pommiers et poiriers fleuris au printemps ou encore les meules de blé estivales, David Hockney capture les effets de lumière et la météo normande dans un système de narration horizontale sur une frise de plus de 90 mètres imprimée sur papier et disposée dans les couloirs du musée de l’Orangerie (Paris, Ier arrondissement), faisant allusion à la tapisserie de Bayeux et aux anciens rouleaux peints chinois et japonais. En plus de ses couleurs vives, caractéristiques de son œuvre, il représente la nature avec une touche parfois pointilliste, qui évoque celles de Seurat et de Pissarro, ou encore le mouvement des toiles de Van Gogh. À l’entrée de la superbe salle des Nymphéas de Monet, le peintre britannique a également assemblé différents dessins numériques sur iPad à la manière d’un châssis d’une fenêtre, donnant un aperçu intimiste de son nouveau lieu de vie normand.

« A Year in Normandie », musée de l’Orangerie, Paris, jusqu’au 14 février 2022.

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