Les grands décors des palais disparus de Napoléon renaissent à Paris

Même si l’absence de décorateur manque cruellement dans l’exposition « Les Palais disparus » à la galerie des Gobelins, le choix d’œuvres est si passionnant que l’on en oublie les défauts d’accrochage. L’idée est géniale : dans le cadre du bicentenaire de la mort de Napoléon, rappeler les trois demeures impériales de celui que le Mobilier National décrit comme « parfaitement conscient de l’importance stratégique mais aussi économique de l’ameublement des résidences impériales ». Toutes trois ont brûlé en 1870, 1871, pendant la guerre franco-allemande et pendant la Commune.

Les fastes de la cour impériale

Grâce au trésor conservé au Mobilier National et provenant des châteaux des Tuileries, de Saint Cloud et de Meudon, on imagine quel type de mobilier ornait les enfilades de salons, antichambres et salles de réception. Six reconstitutions en 3D permettent même de retrouver les décors avec leurs tableaux, et tous les meubles présents dans chaque pièce. Une centaine de tapis, candélabres, fauteuils et objets d’art rappellent les fastes de la cour impériale. Les immenses tapisseries trouvent ici l’espace idéal pour dérouler leurs images du pouvoir.

Vue de l’exposition « Les palais disparus de Napoléon » à la Galerie des Gobelins : le second salon de Bonaparte au palais des Tuileries avec les tapisseries des Gobelins d’après Charles Le Brun et des sièges de Jacob Frères couverts d’une soierie du XVIIIe siècle (ensemble Treilhard). ©Mobilier national/Thibaut Chapotot

L’exposition « Les Palais disparus » a lieu à la galerie des Gobelins jusqu’au 16 janvier, et retrouvez nos coups de cœur en images commentées sur Connaissancedesarts.com, rubrique Arts et Expositions.

« Les Palais disparus », galerie des Gobelins, Paris, jusqu’au 16 janvier 2022.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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