Les Beaux-Arts de Paris célèbrent la beauté du dessin baroque à Rome

Dans le secret cabinet Jean Bonna, accessible depuis la rue Bonaparte et le palais des études, une trentaine de feuilles sont rangées chronologiquement, du maniérisme tardif, de la fin du 16e siècle à Rome, aux premières années du XVIIIe siècle. Grâce aux choix d’Emmanuelle Brugerolles, on passe de la virtuosité technique du Cavalier d’Arpin aux croquis rapidement esquissés de Carlo Maratti et ses élèves. A la clef, quelques chefs-d’œuvre qui permettent de mesurer l’importance du souffle baroque, à travers des artistes emblématiques, comme le Bernin, Salvator Rosa ou Carlo Maratti. Un catalogue très documenté accompagne l’exposition.  

Croquis et esquisses de la splendeur baroque

Ne manquez pas l’Hercule et Antée, aux musculatures rebondies, dessinées par le cavalier d’Arpin, un rare dessin d’architecture du Bernin pour le Campanile de Saint Pierre de Rome. Et de très beaux croquis préparatoires à des tableaux ou des fresques monumentales. On y voit des extases comme celles de Jacinthe Marescotti, des apothéoses, avec des figures solennelles du Christ au-dessus des damnés, au corps léché par les flammes des enfers, des héros et héroïnes dessinées d’un trait vif, nerveux et élégant.

Détail d’Hercule et Antée (vers 1600) du Cavalier d’Arpin, présenté dans l’exposition « Le Baroque à Rome », Beaux-Arts de Paris, 2022 ©Guy Boyer

« Le baroque à Rome », Beaux-Arts de Paris, Paris, www.beauxartsparis.fr, jusqu’au 24 avril

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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