Léonard de Vinci : la Mona Lisa Hekking, célèbre copie ancienne de la Joconde, en vente chez Christie’s

Qu’elles datent du XVIe, XVIIe, XIXe siècles ou même contemporaines, il existe plus d’une centaine de copies de la Joconde (1503) de Léonard de Vinci (1452-1519). Mais parmi ces reproductions, une d’entre elles a fait verser beaucoup d’encre dans les années 1960. Surnommée la Mona Lisa Hekking, d’après le nom de son propriétaire dans les années 1950 Raymond Hekking (1866-1977), l’huile sur toile a pendant longtemps défrayé la chronique. En effet, son propriétaire s’est battu corps et âme pour mettre en doute l’authenticité du chef-d’œuvre du maître de la Renaissance conservé au musée du Louvre au profit de son huile sur toile. Aujourd’hui considérée d’après sa facture comme une huile sur toile d’un suiveur de Léonard de Vinci issu de l’école italienne du début du XVIIe siècle, elle est l’une des reproductions anciennes les plus médiatisées. Elle sera vendue en ligne du 11 au 18 juin par Christie’s.

Acquise dans un petit village près de Nice

Dans les années 1950, Raymond Hekking achète dans un petit village près de Nice auprès d’un antiquaire une réplique ancienne de la Joconde d’une belle qualité d’exécution. Avec une composition centrée sur le modèle, sans colonne de chaque côté de la figure, tous les regards convergent vers Mona Lisa. Depuis son village provençal, le nouvel heureux propriétaire convoque la presse, la télévision et des médias du mode entier pour mettre en doute l’origine de la version du Louvre (entrée dans les collections royales françaises sous François Ier vers 1517) au profit de son tableau, et défie le musée de prouver son authenticité, notamment après le scandaleux vol du chef-d’œuvre le 22 août 1911 par Vincenzo Perugia.

École italienne du début du XVIIe siècle, suiveur de Léonard de Vinci, Mona Lisa Hekking, huile sur toile, 79,5 x 47 cm ©Christie’s

Si la Mona Lisa Hekking est bel et bien une reproduction du début du XVIIe siècle, l’engouement médiatique autour de son histoire témoigne de « la fascination qu’a exercée de tout temps la Joconde et l’aura de Léonard de Vinci », précise Pierre Etienne, directeur international des Tableaux anciens et du XIXe siècle chez Christie’s dans un communiqué. Certaines copies de la Mona Lisa sont même conservées aujourd’hui dans de prestigieuses institutions, à l’instar de la version réalisée au XVIe siècle par un élève de Léonard de Vinci et conservée au musée du Prado à Madrid ou encore la Joconde du Clos Lucé, qui serait celle qu’Henri IV aurait commandée à Ambroise Dubois au début du XVIIe siècle.

La Mona Lisa Hekking va-t-elle faire s’envoler les enchères ?

Pour les plus curieux ou pour ceux qui souhaiteraient approcher de plus près la Joconde, ou du moins une de ses copies anciennes, l’œuvre sera exposée du 12 au 15 juin chez Christie’s à Paris. Estimé entre 200 000 et 300 000 euros, le tableau risque de faire s’envoler les enchères. En janvier 2019, une autre Mona Lisa du XVIIe siècle a été adjugée 1,7 million de dollars par la maison de vente Sotheby’s à New York.

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