Le nouveau souffle du printemps asiatique à Paris

Le Printemps Asiatique Paris repart pour sa cinquième édition, poussé par un nouvel élan. Jugeant cette manifestation trop franco-française, le nouveau bureau, sous la houlette de Christophe Hioco, ouvre la manifestation aux acteurs internationaux. Galeries d’art spécialisées, dont vingt-cinq françaises et une dizaine d’étrangères, maisons de ventes aux enchères et institutions culturelles se mettent au service de l’art d’Asie jusqu’au 16 juin.

Ouverture exceptionnelle de La Pagode

Les marchands étrangers vont donc participer pour la première fois à cette fête, et ceci d’une manière inédite, en exposant à La Pagode de la rue de Courcelles, demeure mythique du célèbre marchand et collectionneur chinois Ching Tsai Loo (1880-1957) qui fut la première galerie d’art asiatique à Paris au début du XXe siècle. On y retrouvera, du 8 au 12 juin, les galeries américaines Alan Kennedy Asian Art, Sanjay Kapoor, et anglaises, Runjeet Singh, Sue Ollemans, Malcolm Fairley Ltd, Brandt Asian Art Ltd, dans une exposition organisée en partenariat avec l’Asian Art Society.

Fermée au public, la Pagode, située dans le 8ème arrondissement de Paris, sera exceptionnellement ouverte à la visite du mercredi 8 au dimanche 12 juin 2022. Via Wikimedia CommonsCdesarts2022

Acquise par Ching Tsai Loo (1880-1957) en 1922, La Pagode est à l’origine un hôtel particulier de style Napoléon III sur deux niveaux. L’homme d’affaires le fait transformer dans les années 1920 en pagode en s’inspirant librement des esthétiques asiatiques. L’extérieur de la bâtisse, entièrement rouge, est orné d’éléments architecturaux caractéristiques des lieux de cultes bouddhiques. Monsieur Loo y installe le siège de sa galerie d’art et en fait l’écrin de sa collection personnelle. Les plafonds à caissons des salons intérieurs sont décorés de motifs chinois et les murs de panneaux de laques Shanxi datant du XVIIIe siècle.

La France revisite l’Asie

Cette année, le Louvre rejoint les musées partenaires de l’événement, dont le musée des Arts décoratifs de Paris, le château de la Fontainebleu, le musée Cernuschi, le musée national des arts asiatiques-Guimet ou encore le cabinet de curiosités de l’hôtel Salomon de Rothschild à Paris. De nombreuses conférences et visites guidées des collections permanentes et des expositions thématiques en cours y sont organisées.

Lit de Luohan aux marbres, dynastie Qing, Chine, laque, nacre, marbre, encre de Chine, 110,5 x 220 x 124 cm Galerie Luohan, Paris.

Le musée des Arts décoratifs dévoile ainsi, à partir du 9 juin 2022, 80 nouvelles pièces chinoises et japonaises, qui dialoguent avec les oeuvres du musée. Il invite amateurs et collectionneurs à explorer les collections asiatiques dans un parcours qui rassemble désormais plus de 300 oeuvres du XIVe au XXIe siècle. Le château de la Fontainebleau invite les visiteurs à découvrir un ensemble unique d’œuvres asiatiques provenant du fonds du garde-Meuble de la Couronne, des cadeaux diplomatiques ou encore d’achats et tributs militaires réunis par l’impératrice Eugénie en une sorte de grand cabinet de curiosités.

Printemps asiatique Paris
Dans divers lieux à Paris et le musée des Arts asiatiques de Nice
www.printempsasiatiqueparis.com
Jusqu’au 16 juin

Cet article Le nouveau souffle du printemps asiatique à Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.