Égypte : découverte à Saqqarah de cinq tombes de plus de 4000 ans à proximité d’une pyramide

La région de Memphis, en Égypte, abrite la vaste nécropole de Saqqarah, en usage depuis les premières dynasties jusqu’à la Basse époque. C’est là, notammant, que se dresse la célèbre pyramide à degrés du pharaon Djéser. De nombreuses découvertes (momies, tombes, sarcophages, etc.) rythment la vie de ce site archéologique d’une extrême richesse. Ce weekend, le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a annoncé la mise au jour de cinq nouvelles tombes renfermant les dépouilles de hauts responsables de la VIe ou VIIe dynastie, à la fin du IIIe millénaire avant J.-C..

Des élites de l’Ancien Empire

Les cinq tombes ont été découvertes au début du mois de mars à proximité de la pyramide inachevée de Mérenrê, roi de la VIe dynastie vers 2255 à 2246 av. J.-C. Elles pourraient a priori être datées de la fin de l’Ancien Empire, qui s’étant de 2700 à 2200 av. J.-C., ou de la Première Période intermédiaire qui s’ouvre avec la VIIe dynastie. Des analyses approfondies devraient permettre d’affiner cette datation.

Les tombes ont été découvertes près de la pyramide à degrés de Djéser conçue par l’architecte Imhotep ©️Wikimedia Commons / Olaf Tausch

Selon Mostafa Waziri, directeur du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, les cinq tombes renfermeraient les dépouilles de membres de l’élite. Le ministère égyptien a révélé le statut des défunts : on dénombre un haut fonctionnaire nommé Iry, un prêtre du nom de Pepi Nefhany et un membre de la cour royale nommé Henu. Les deux autres tombes, profondes de six mètres, appartiennent à des femmes, l’une nommée Beti, était sans doute une prêtresse d’Hathor, l’autre serait l’épouse restée anonyme d’un homme inhumé à proximité.

Du calcaire altéré aux fresques chatoyantes

Les chambres funéraires ne présentent cependant pas toutes les mêmes qualités de conservation. Le décor peint des sépultures de Beti et de Henu se distinguent par leurs couleurs chatoyantes. Ils représentant des scènes funéraires, comme « des tables d’offrandes, les sept huiles et la façade d’un palais », précise un communiqué. Bien préservées, elles ont fière allure contrairement au sarcophage en calcaire de la tombe d’Iry, abîmé par le temps et par les pillages dont il aurait fait l’objet. « Les fouilles ne vont pas s’arrêter. Nous avons l’intention de les poursuivre et nous pensons que nous pouvons trouver d’autres tombes dans cette zone », a déclaré Mostafa Waziri.

Le chercheur Mostafa Waziri dans la sépulture colorée de Henu ©️Twitter / @TourismandAntiq

Ces découvertes ne font qu’accentuer l’empressement des autorités égyptiennes à inaugurer le Grand musée égyptien, près du plateau de Gizeh, faisant de l’égyptomanie une stratégie touristique pour relancer un pays frappé de plein fouet par le Covid-19.

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