Du Havre à Monaco : 20 expositions à savourer cet été les pieds dans l’eau

Qu’il soit caniculaire ou pluvieux, l’été est aussi une période d’effervescence culturelle pour de nombreuses villes côtières ou portuaires touristiques. Du Havre à Monaco, en passant par les Sables-d’Olonne et la Grèce, une myriade d’événements vous attendent sur la route des vacances, au détour d’un fleuve, sur les bords d’un lac ou sur le chemin de la plage. Connaissance des Arts a sélectionné pour vous 20 expositions à faire les pieds dans l’eau, depuis les dessins du musée d’Orsay au Palais Lumière d‘Évian jusqu’aux sirènes de la Méditerranée.

1. Hydra : Honneur aux femmes

L’association HYam (Hydra for Artists of the Mediterranean), qui soutient la création émergente depuis 2014, invite deux jeunes talents sur l’île d’Hydra : la vidéaste française Anne-Charlotte Finel et la sculptrice chypriote Lito Kattou. Leurs travaux s’articulent autour de la question de l’hybridation.

« Les Sirènes étaient des femmes oiseaux »
Maison Tombazis, île d’Hydra, Grèce
Du 9 juillet au 14 août

2. Malaga : Paula Rego, le théâtre du monde

Décédée en juin dernier, Paula Rego a donné un nouveau souffle à l’art figuratif, au travers d’une œuvre engagée et féministe, volontiers autobiographique, qui emprunte autant à la peinture d’histoire qu’à la bande dessinée et aux contes populaires. Figure incontournable de la scène artistique portugaise, elle est à l’honneur au musée Picasso de Malaga, qui rassemble plus de 80 de ses œuvres, collages, peintures, gravures et pastels de toutes les époques, des années 1960 – où elle dénonçait avec vigueur la dictature de Salazar – à aujourd’hui. Entre réalisme et fantastique, violence et érotisme, l’art de Paula Rego est d’une puissance expressive qui ne peut laisser indifférent.

« Paula Rego »
Museu Picasso, Palacio de Buenavista, C. San Agustín, 8, 29015 Málaga, Espagne
Jusqu’au 21 août

Paula Rego, The Maids, 1987, peinture acrylique sur papier sur toile, 213.4 × 243.9 cm, collection of Kim Manocherian © From the Collection of Kim Manocherian ©Paula Rego

3. Bilbao : Les Dubuffet des Guggenheim

Le « non savoir » était chez lui un principe. Jean Dubuffet (1901-1985) a fait voler en éclat les traditions, en prenant soin de n’appartenir à aucun mouvement. Les peintures, sculptures et dessins réunis au musée Guggenheim de Bilbao proviennent des collections du Guggenheim de New York et de la Peggy Guggenheim Collection de Venise.

« Jean Dubuffet : ardente célébration »
Guggenheim Museum, Abandoibarra Etorb., 2, 48009 Bilbo, Bizkaia, Espagne
Du 25 février au 21 août

Jean Dubuffet, Miss Choléra, janvier 1946, huile, sable, cailloux et paille sur toile, 54,6 x 46 cm, Solomon R. Guggenheim Museum, New York © Jean Dubuffet, VEGAP, Bilbao, 2022

4. Monaco : Louboutin fait son show

Il s’agit ici d’une version revue et corrigée par Olivier Gabet (directeur du musée des Arts décoratifs) de l’exposition présentée en 2020 au palais de la Porte dorée, à Paris. Sur deux mille mètres carrés, elle propose une plongée dans l’univers haut en couleur de l’illustre créateur de chaussures Christian Louboutin (né en 1964). Au-delà de la présentation de ses propres modèles, l’exposition met en avant ses sources d’inspiration (les Ballets russes, l’Asie, l’Afrique, le Pop Art…) et ses collaborations avec le réalisateur et photographe David Lynch, les designers anglais Whitaker & Malem, la chorégraphe Blanca Li ou encore le peintre et sculpteur Allen Jones.

« Christian Louboutin, l’Exhibition(niste). Chapitre II »
Grimaldi Forum, 377 99 99 20 00, Monaco
du 9 juillet au 28 août

Coiffe portée par Joséphine Baker d’André Levasseur ©Nouveau musée national de Monaco

5. Sète : L’art indompté

Le Miam relate l’aventure artistique et humaine d’un lieu de production et de diffusion né il y a trente ans à Vielsalm en Belgique, la « S » Grand Atelier, où des créateurs fragilisés par une déficience mentale travaillent avec des artistes invités en résidence. Sont présentées les peintures, sculptures, vidéos, performances et oeuvres numériques produites par ce laboratoire, et les nombreuses collaborations initiées.

« Fictions modestes et réalités augmentées »
Musée International des Arts Modestes (Miam), 23 Quai Maréchal de Lattre de Tassigny, 34200 Sète
Du 17 février au 18 septembre

Nicolas Clément et Romain Mader, Série Santa Barbara, 2016

6. Les Sables d’Olonne : Au-delà des apparences

Centré sur les récentes acquisitions du musée d’Art moderne et contemporain, ce « Double jeu » part d’un constat : une œuvre a souvent plusieurs sens. Une image peut en cacher une autre, ou ne pas se révéler au premier regard. Marlène Mocquet, Elsa Guillaume, Vincent Mauger, Raphaël Sitbon… en apportent les preuves.

« Double jeu (2000-2020) »
Musée de l’Abbaye Sainte-Croix (Masc), rue de Verdun, 85100 Les Sables-d’Olonne
Jusqu’au 25 septembre

Chloé Poizat, Lambeaux, 2019, dessin composé de 4 éléments, fusain, pastel sec sur papier © Galerie 22, 48m2

7. Hyères : Georges Braque à La Banque

L’ancienne Banque de France d’Hyères transformée en musée en 2021 propose une exposition de soixante-dix-huit œuvres de Georges Braque (1882-1963), en partenariat avec la Fondation Maeght. Composée de lithographies, gravures et sculptures de l’artiste, elle met en lumière le parcours du cofondateur du Cubisme.

« L’Œuvre gravé de Georges Braque »
La Banque, musée des Cultures et du Paysage, 14 Av. Joseph Clotis, 83400 Hyères
Du 4 juin au 25 septembre

8. Antibes : Les belles feuilles de Plensa

Le musée Picasso d’Antibes in – vite le sculpteur espagnol Jaume Plensa (né en 1955) – concepteur d’installations sculpturales utilisant la lumière, le son et le langage – à exposer son oeuvre sur papier, moins connue. Ses dessins utilisent le répertoire formel de l’artiste concentré sur la figure humaine, traitée principalement à travers l’enveloppe corporelle et la singularité des visages. On y retrouve aussi l’utilisation des lettres de différents alphabets, dont l’artiste veut montrer la potentialité de construction d’une pensée.

« Jaume Plensa, La Lumière Veille, Dessins 1982-2022 »
Musée Picasso, place mariejol, 06600 Antibes
du 11 juin au 25 septembre

9. Saint-Raphaël : Voyages artistiques

Un grand parcours d’art contemporain, pédagogique et esthétique investit huit lieux emblématiques de la ville sur le thème de l’exode. Quatre-vingt-cinq artistes internationaux, émergents ou confirmés, ont créé pour l’occasion des sculptures, peintures, photographies, installations, performances, projections…

« Exodes, l’exposition »
divers lieux, Saint-Raphaël, 04 94 19 68 90
Du 1er juillet au 30 septembre

James Casebere, Dark Cube on Water, 2019, 174.5 x 124.6 x 5.7 cm © James Casebere. Courtesy Templon, Paris – Bruxelles.

10. Vannes : Seyssaud, cap sur la Bretagne

Le nom de René Seyssaud est principalement rattaché à des paysages méditerranéens, peints d’une touche épaisse et puissante, aux couleurs saturées. Cette exposition en réunit quelques-uns, tout en mettant également l’accent sur son séjour en Bretagne. En juin et juillet 1910, Seyssaud quitte la Provence pour se rendre dans le Finistère nord, dans la région de Plougasnou, où il produit une vingtaine de tableaux qui seront présentés l’année suivante à la galerie Bernheim-Jeune, à Paris. Comme dans le Midi, la seule et unique source d’inspiration de l’artiste est la nature. Il est un peintre de plein air, qui travaille presque toujours sur le motif.

« Seyssaud (1867-1952). D’une lumière à l’autre »
La Cohue – Musée des Beaux-Arts, 15 Pl. Saint-Pierre, 56000 Vannes
du 30 avril au 2 octobre

René Seyssaud, La Colline bleue, vers 1895, huile sur carton, collection particulière © Aleksander Rabczuk © Adagp, Paris, 2022

11. Montpellier : Les métamorphoses de Berlinde

Le MO.CO. accueille une ambitieuse exposition de la peintre et sculptrice Berlinde De Bruyckere (née en 1964) : une cinquantaine d’œuvres réalisées entre 1999 et 2022, et six nouvelles pièces produites spécialement pour le lieu, dont une installation immersive, composée de superpositions et de moulages en cire de peaux d’animaux. Si le martyre, la rédemption, la métamorphose – thèmes connus du travail de la plasticienne belge – sont essentiels dans cette présentation, celle-ci s’attache également à des aspects moins soulignés tels que l’érotisme ou les relations et hybridations de l’humain, du végétal et de l’animal, ainsi que les notions de travail et d’exploitation.

« Berlinde De Bruyckere. Piller | Ekphrasis »
MO.CO., 14 Rue de l’École de Pharmacie, 34000 Montpellier
Du 18 juin au 2 octobre

Berlinde De Bruyckere, Arcangelo V (à gauche), 2021, cire, poils d’animaux, silicone, bois, fer, époxy, H. 315 x 83 x 85 cm et Arcangelo IV (à droite), 2021, cire, poils d’animaux, silicone, bois, fer, époxy, H 306 x 58 x 81 cm ©Photo : Mirjam Devriendt

12. Le Havre : Des artistes dans le vent

Comment donner forme à l’invisible ? Après « Nuits électriques » en 2020 autour de la manière dont les artistes ont figuré la lumière urbaine, le musée du Havre s’intéresse à la re présentation du vent. En cent soixante-dix peintures, dessins, estampes, photographies, vidéos…, cette exposition décoiffante convoque une centaine d’artistes de toutes époques, de Dürer et Goya à Alexandre Hollan, Gloria Friedmann et Bernard Moninot, en passant par Hiroshige, Turner, le baron Gérard, Vernet, Corot, Boudin, Monet, Renoir, les frères Lumière, Vallotton, Van Dongen, Dufy…

« Le vent. “Cela qui ne peut être peint” »
MuMa musée d’art moderne André Malraux, 2 Bd Clemenceau, 76600 Le Havre
Du 25 juin au 2 octobre

Joaquin Sorolla y Bastida, Barque et groupe de femmes à Valence, 1894, Huile sur toile, 47 x 67 cm, Limoges, Don E. Dubouché au musée national Adrien Dubouché, 1906, en dépôt au musée des Beaux-Arts de la ville© Musée des Beaux-Arts de Limoges/ Cl. G. Vergnenègre.

13. Dunkerque : Art moderne et plat pays

Pol Bury, Jo Delahaut, Roger Raveel… Tout l’art belge d’aprèsguerre défile dans la collection très particulière de l’Anversois Maurice Verbaet. De l’Abstraction géométrique au Pop Art, une centaine d’oeuvres retrace un siècle de création méconnue qui, toujours, suit le mouvement.

« 50 ans de passion du collectionneur Maurice Verbaet »
LAAC – Lieu d’Art et Action Contemporaine, 302 Av. des Bordées, 59140 Dunkerque
du 2 avril au 9 octobre

Evelyne Axell, Portrait de la dame aux yeux bleus, 1970, fourrure, plexiglas et émail, 106 x 66 x 3,30 cm, Collection Maurice Verbaet, ADAGP, Paris, 2022

14. Hyères : Labyrinthe artistique

Cet été, la Fondation Carmignac convie le public à voguer dans le sillage d’Ulysse, avec une aventure esthétique librement inspirée de L’Odyssée d’Homère. Le voyage labyrinthique du héros de la guerre de Troie en mer Méditerranée est transformé ici en un labyrinthe jalonné d’œuvres d’art, qui désoriente le visiteur à l’aide de miroirs et de trompe-l’œil. Seul repère, une installation monumentale de voiles de bateau imaginée par Jorge Peris s’élève au milieu du parcours de l’exposition, qui débute et s’achève avec deux pièces de Martial Raysse : Faire et Défaire Pénélope that’s the rule et Ulysses, why do you come so late poor fool ? (1966). Entre les deux, des œuvres de Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Cindy Sherman ou Egon Schiele dessinent une épopée peuplée de figures féminines – magiciennes, sirènes ou déesses – et de monstres, à l’image de cette créature d’Arcangelo Sassolino qui broie quotidiennement un os, Figurante (2010)… Mais cette odyssée est intime aussi : le visiteur est confronté à des questions d’identité et de construction personnelle au contact d’œuvres de Louise Bourgeois, Camille Henrot, Rashid Johnson ou Gerhard Richter ; et spirituelle avec Odilon Redon, Miguel Rothschild ou Cyprien Gaillard. Elle s’intériorise même dans le corps humain avec une installation vidéo en triptyque : Ulisse : ECHO scan slide bottle (1998) de William Kentridge.

 « Le Songe d’Ulysse »
Fondation Carmignac, Piste de la Courtade Île de Porquerolles, 83400 Hyères
Jusqu’au 16 octobre

Odilon Redon, Figure portant tête ailée (La Chute d’Icare), 1876, pastel sur papier monté sur carton,
48,2 x 44,8 cm, Collection David & Ezra Nahmad

15. Évian : Rêves dessinés

Le Palais Lumière présente une sélection de dessins de la collection d’art graphique du musée d’Orsay. L’occasion de proposer un riche aperçu de la pratique du dessin durant la seconde moitié du xixe siècle à travers les aspects variés du médium, tant dans les techniques (pastel, fusain, aquarelle, encre, graphite…) que dans les usages (carnets de croquis, projets d’illustrations…). Le rêve est le fil conducteur de l’exposition, entendu au sens large de vie intérieure, de relation entre subjectivité et réalité, de dépassement du visible, d’onirisme, de rêverie et d’imagination créatrice. Du paysage aux monstres en passant par la musique.

« Les Arpenteurs de rêves, dessins du musée d’Orsay »
Palais Lumière d’Évian, Quai Charles Albert Besson, 74500 Évian-les-Bains
Du 2 juillet au 1er novembre 2022

Gustave Moreau, Bethsabée (recto) ©RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Tony Querrec

16. Perpignan : Monfreid à la lumière de Gauguin

Le peintre George-Daniel de Monfreid (1856-1929) fut l’ami et le promoteur de l’œuvre de Paul Gauguin (1848-1903). Leurs affinités se manifestent à l’occasion de l’exposition Volpini, organisée par Gauguin en 1889 pour l’Exposition universelle de Paris, où Monfreid expose un autoportrait dit « à la veste blanche », entre impressionnisme et divisionnisme, à l’aube d’une carrière dont la manifestation de Perpignan retrace l’évolution. Le parcours permet d’aborder l’œuvre de l’artiste au rythme de quatre sections dévoilant son attachement au paysage et à la nature morte, le dialogue subtil qu’il entretint avec Gauguin au travers de son œuvre et, enfin, son entourage familial et artistique au travers de sa pratique du portrait.

« Monfreid sous le soleil de Gauguin »
Musée d’art Hyacinthe Rigaud, 21 Rue Mailly, 66000 Perpignan
www.musee-rigaud.fr
Du 25 juin au 6 novembre

George Daniel de Monfreid, Grande figure nue ou Nu vert, 1896, huile sur toile, Béziers, Musée des Beaux-Arts © Photo Musée d’art Hyacinthe Rigaud / Pascale Marchesan

17. Granville : Les Lalanne en 2D

Si l’on connaît bien leurs animaux à la croisée de la sculpture et des arts décoratifs, plus secrète est l’œuvre graphique, dessinée ou gravée, de François-Xavier et Claude Lalanne. L’exposition dévoile les plus belles planches de leurs Bestiaires, qu’accompagnent esquisses et maquettes.

« Lalanne/bestiaires »
Musée d’Art moderne Richard Anacréon, La Haute-Ville Place de l’Isthme, 50400 Granville
www.musees-normandie.fr
Jusqu’au 13 novembre

Claude et François-Xavier Lalanne, Le Minotaure, gravure sur bois réhaussée d’aquarelle à fond de couleur de linogravure sur vélin de Rives © N. Croisy – Coll. Ville de Granville

18. Nantes : Charles Fréger, voyage en Inde

Le photographe est un habitué des lieux, où il avait déjà exposé en 2017 et 2019. Il revient dans le cadre de « L’Année de l’Inde au château » avec une série inédite de quatre-vingt-dix clichés. Charles Fréger a arpenté une vingtaine d’États indiens et s’est intéressé aux différentes manières d’incarner les divinités au cours de danses sacrées, de mascarades et de jeux théâtraux pour la plupart hindous. Fréger est aussi à l’honneur au Domaine départemental de Chamarande, où il présente jusqu’au 18 septembre sa série Wilder Mann (autour des fêtes rituelles païennes ou religieuses de toute l’Europe) dans l’exposition « Devenir (un autre) animal ».

« Aam Aastha. Expositions photographique de Charles Fréger »,
Château des Ducs de Bretagne, 4 Pl. Marc Elder, 44000 Nantes
Du 2 juillet au 27 novembre

Charles Fréger, Krishna, Ras Leela, Delhi, Inde, photographie, série Aam Aastha ©C. Fréger, 2019-2022

19. Pont-Aven : La Bretagne de Mathurin Méheut

Tandis que le nouveau musée Mathurin Méheut vient d’ouvrir ses portes à Lamballe (Côtes-d’Armor), cette exposition très attendue célèbre les multiples talents d’un artiste qui fut peintre, dessinateur, graveur et illustrateur, sans oublier ses incursions dans le domaine des arts décoratifs. Resté à l’écart des grands courants de son temps (le fauvisme, le cubisme…), Mathurin Méheut (1882-1958) a développé son propre style, immédiatement reconnaissable à son trait vif et à ses formes stylisées. Côté sujets, cet amoureux de la Bretagne se passionne pour la faune et la flore, les pardons, les marchés, les ports de pêche, les marins, les travailleurs de la terre…

« Mathurin Méheut, l’arpenteur de la Bretagne »
Musée de Pont-Aven, Place Julia, 29930 Pont-Aven
www.museepontaven.fr
Du 25 juin au 31 décembre

Mathurin Méheut (1882-1958), Fendeur d’ardoises dans la Montagne Noire, Crayon gras noir et gouache – non daté, H. 42 ; l. 59 cm, Musée Mathurin Méheut, Lamballe-Armor © Musée Mathurin Méheut, Lamballe-Armor / ADAGP, Paris 2022

20. Landerneau : Ernest Pignon-Ernest, l’homme de la rue

Depuis un demi-siècle, Ernest Pignon-Ernest intervient dans l’espace public. Cette exposition, qui réunit installations, photographies, dessins et esquisses préparatoires est une rétrospective, une plongée au coeur du processus créatif de l’artiste et un voyage. « Ma palette, dit-il, ce sont les lieux et leur histoire. Je tente d’en comprendre l’espace, la lumière, c’est-à-dire, en peintre et en sculpteur d’appréhender tout ce qui s’y voit. Et simultanément d’en saisir aussi et surtout tout ce qui ne s’y voit pas, ne s’y voit plus : l’histoire, la mémoire enfouie. »

« Ernest Pignon-Ernest »
Fonds pour la Culture Hélène et Édouard Leclerc, 71 Rue de la Fontaine Blanche, Rue des Capucins, 29800 Landerneau
Du 12 juin au 15 janvier

Ernest Pignon-Ernest, Parcours Jean Genet, Brest, 2006, collection privée ©Ernest Pignon-Ernest/ FHEL, 2022

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