Au Palais de l’Élysée, Buren revisite la verrière du jardin d’hiver

Ce lundi 13 septembre, Emmanuel et Brigitte Macron ont révélé la nouvelle installation de Daniel Buren à l’Elysée. Alors qu’il avait en 1986 réaménagé la cour d’honneur du Palais Royal sur demande de François Mitterrand, y installant ses fameuses colonnes, il s’est attelé cette année à donner des couleurs à la verrière du jardin d’hiver du palais. Teintant çà et là les vitres de bleu, de blanc ou de rouge, il signe ainsi, avec Pavoisé, une œuvre in situ que le président de la République a qualifiée de « résolument patriotique ».

Une œuvre tricolore

Les 250 mètres carrés de la verrière ont été habillés de filtres bleus, blancs et rouges, illuminant ainsi le lieu aux couleurs du drapeau français. Certains des carreaux présentent également des motifs de rayures, signature de l’artiste. Emmanuel Macron a salué une œuvre audacieuse et libertaire : « Au moment où la vie reprend ses droits, cette œuvre d’art traduit la volonté non seulement de faire de l’Elysée un lieu de création contemporaine, mais de vous demander à tous de partager l’esprit d’audace, de liberté et de réinvention de notre pays, car je crois que c’est fondamentalement le monde des artistes ». L’écrivain et critique d’art Donation Grau, quant à lui, évoque un hommage à Claude Monet, « qui avait peint un espace pavoisé, aux couleurs du drapeau français, dans son chef-d’œuvre La Rue Montorgueil (en 1878), au moment où la République était consolidée ».

Certains des carreaux présentent également des motifs de rayures, signature de l’artiste. Daniel Buren, Pavoisé, travail in situ, jardin d’hiver, Palais de l’Élysée, Paris, septembre 2021. Détails © DB-ADAGP Paris, photographe : Igor Antic

Une installation temporaire

L’œuvre, censée être temporaire, sera présentée au public lors des Journées européennes du patrimoine ces samedi 18 et dimanche 19 septembre, et devrait rester en place jusqu’en février 2022. Buren ne semble cependant pas opposé à sa pérennisation : « Ces œuvres ne peuvent pas être transférées ailleurs, donc si elles restent longtemps en place, elles finissent par se fondre dans le lieu. Si elles restent peu de temps, elles auront un effet plus temporaire, mais dans les deux cas, je pense que quelque chose d’intéressant se produit entre l’œuvre et le lieu, qui deviennent inséparables ».

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