Au château de Lunéville et à Nancy, deux expositions célèbrent la sculpture lorraine du XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, alors que la Lorraine est indépendante de la France, de nombreux sculpteurs travaillent dans les châteaux des ducs de Lorraine. À Lunéville par exemple, les façades s’ornent de mascarons, les jardins de statues et les pièces de meubles sculptés. C’est le sujet d’une première exposition qui évoque l’importance de la sculpture en tant qu’image du pouvoir et du plaisir. Cet ensemble est complété par une autre exposition, à Nancy, qui met en avant une dynastie d’artistes : les Adam et les Michel, qui ne comptent pas moins d’une dizaine de sculpteurs.

Du néobaroque au néoclassique

Le parcours nancéien commence avec Jacob Sigisbert Adam, qui réalise des bustes au drapé baroque. Puis l’on part à Rome avec Lambert Sigisbert Adam, qui travaille pour le cardinal de Polignac et concourt pour la célèbre Fontaine de Trévi. Puis l’on file à Potsdam, où François Gaspard Adam décore les jardins de Frédéric II de Prusse. L’exposition se termine dans un esprit très différent avec Clodion, le dernier de la dynastie, qui régale Paris avec ses faunes et faunesses dénudés, et ses Marie Madeleine éplorées, tout en douceur et sensualité. Avec les Adam et les Michel, on passe donc d’une néobaroque au néoclassique.

Clodion, Léda et le cygne, vers 1782, terre cuite.
Musée de l’Histoire du Fer, château de Montaigu, Jarville.© Photo J-Y Lacôte

« La sculpture en son château. Variations sur un art majeur », château de Lunéville, et « Les Adam. La sculpture en héritage », musée des Beaux-Arts de Nancy, jusqu’au 9 janvier 2022.

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